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Votre plan d'attaque 2017

Anticiper & Prévoir

 

Qu’est-ce que je vais réaliser cette année pour que ma musique progresse ? 

 

Ainsi débute une nouvelle année, ce moment où chacun fait le point sur la précédente. C’est aussi l’heure des résolutions, où on espère accorder plus de temps à mémé, appeler plus souvent ses parents, faire le tour du monde, arrêter de boire, bla bla bla. SAUF QUE, quand on a un groupe, la liste devrait plutôt ressembler à ça :

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- Répéter plus,

- Enregistrer un nouvel EP,

- Bosser mon instrument 10x plus !

- Démarcher plus de lieux pour se produire plus,

- Sortir un clip pour rappeler un titre du précédent EP (ou promouvoir le futur EP),

- Appeler mamie pour lui dire que je sors un album et que j’ai besoin d’argent…

 

Décembre/Janvier c’est un peu comme l’été. Ce sont des périodes creuses (enfin ça dépend pour qui !) qui permettent de se recentrer sur les projets en cours, de prendre du recul sur le chemin parcouru mais aussi d’anticiper et de planifier les choses à venir. Qu’importe l’état d’avancement de votre projet musical, on évolue en se posant certaines questions : « Qu’est-ce que je vais réaliser cette année pour que ma musique progresse ? »

 

Evidemment, lorsqu’on prévoit un album, quelques dates, une tournée, des collaborations, des festivals, il faut s’y prendre à l’avance de manière à mettre toutes les chances de son côté. 

 

1. Il n’est jamais trop tard pour démarcher les festivals 2017

On pense souvent à contacter en premier les festivals qui nous font rêver, mais ceux-ci sont extrêmement durs à atteindre. En plus, ils prêteront attention à votre groupe seulement si vous tournez déjà et seulement si vous avez une visibilité fortement implantée. À force de contacter cette cible croustillante du booking, on se rend compte que la plupart des festivals petits/moyens entament leur programmation seulement entre décembre et février. J’imagine que vous n’allez pas contacter Aluna Festival, Musilac ou Rock En Seine, donc rassurez-vous, la plupart sont accessibles. Mais attention, il ne vous reste plus beaucoup de temps ! L’important est de cibler les événements qui sont atteignables avec votre projet. Faites du mailing, envoyez une candidature par la poste, et n’hésitez surtout pas à relancer par mail/téléphone. Rien qu’en Rhône-Alpes, vous n’imaginez pas le nombre de petits festivals qui ont du budget pour accueillir des groupes. Nombreux sont ceux qui lancent des appels à candidature en février pour leur événement estival.

 

2. Sortez un album au printemps ou à l’automne

Pensez aux rédacteurs/rédactrices, aux centaines de webzines sur la toile, aux magazines, aux blogs…Vous les visualisez ? BIEN. Ils sont un peu comme vous, souvent en vacances l’été, et souvent la tête dans les cadeaux à Noel. Il n’y a pas un calendrier très précis pour sortir un nouvel EP, mais c’est évident que si vous le sortez le 10 août, les retombées seront difficiles. Attendez, j'entends déjà au loin... « Oui mais il y a septembre juste après, et septembre c’est la rentrée. Donc à la rentrée on peut espérer une review. » Sauf que. Justement. Les types sont débordés à la rentrée ! Le temps de remettre la machine en marche après avoir bronzé pendant 2 semaines, vous pouvez être sûr que votre album restera bien sagement sur une étagère.

 

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Un groupe ? Ce n’est pas juste créer de la musique en répèt, c’est surtout et aussi se poser les bonnes questions, mettre les choses à plat, discuter des envies de chacun, prévoir et voir sur le long terme. Bref, comme une famille, un regroupement de personne, un couple, une asso, une entreprise.

Si vous sortez un EP à l’automne, vous avez plus de chance que le blog en question accorde plus de temps à l’écoute de votre EP et éventuellement à rédiger une chronique. Lorsqu’on approche de la fin de l’année, un chroniqueur sera toujours à l’affût d’une pépite régionale à chroniquer avant ses vacances. Le principe est quasi le même pour le printemps, à la seule différence que c’est juste avant les festivals. Si vous êtes en plein mixage courant février, ça vaut le coup d’envoyer vos candidatures festivals avec une version non-finalisée de l’EP, ou simplement d’annoncer sa sortie.

 

Un plan de comm ce n’est pas nécessairement planifier 365 journées avec 40 000 tâches à faire chaque heure. C’est avoir une visibilité d’ensemble sur le projet musical. 

 

 

3. Booking : pensez mini-tournée, démarchez bien à l’avance (+ vidéo live session !)

Pourquoi ne pas prévoir quelques dates dans le sud en juin, puis Paris en septembre, puis Bordeaux en décembre ? Voilà comment vous trouverez vos dates. Prévoyez des périodes sur des régions ciblées, de manière à ne pas partir dans tous les sens. Cibler des régions précises permet aussi d’avoir un tableur organisé, donc de savoir qui on a contacté, pour quelle période, à quel moment, etc. Dès qu’une date est validée, il faudra contacter les villes sur le trajet en question. En ayant une date à Bordeaux, ciblez ensuite la région Centre, voir même de prévoir un circuit Lyon > Montpellier > Toulouse > Bordeaux > Clermont Ferrand > Lyon. Je sais, ça a l’air facile vu comme ça ;) Enchainer 5 dates sans day off ça demande de s’y prendre à l’avance, entre 4 mois et 6 mois (voir plus pour les lieux connus qui sont bombardés de mail chaque seconde).

 

Le booking est tellement chronophage qu’on peut ne rien trouver même en ayant un projet solide et THE plan d’attaque booking. Forcément, c’est la tâche la plus complexe dans le milieu musical. Vous êtes confronté à des centaines de groupes qui contactent les mêmes endroits. Donc, l’essentiel est de se démarquer : plus vous proposerez un projet cohérent (discours artistique intéressant, vidéos/sons/graphismes de bonne qualité) plus vous aurez de chance de trouver des dates. C’est pas fini : plus vous vous acharnerez à organiser votre démarchage et à relancer les lieux, plus vous aurez de chances de trouver des dates !

 

4. L’année de l’évolution ? Tout est dans votre plan de comm/diff

« L’année de l’évolution » à prendre au second degré, ou pas (en référence aux groupes qui sortent chaque année l’album ultime).

Il parait que l’union fait la force. Plus vous allez collaborer avec des personnes extérieures à votre projet, plus vous ouvrirez le champ des possibles ! Ça ne sert à rien de tout faire soi-même (sauf si vous aimez tout faire et que vous excellez dans tous les domaines…). En plus, cela vous permettra d’avoir du temps pour créer, donc de progresser plus vite et de faire évoluer votre projet 10x plus rapidement.

 

Un groupe ? Ce n’est pas juste créer de la musique en répèt, c’est surtout et aussi se poser les bonnes questions, mettre les choses à plat, discuter des envies de chacun, prévoir et voir sur le long terme. Bref, comme une famille, un regroupement de personne, un couple, une asso, une entreprise. Un plan de comm ce n’est pas nécessairement planifier 365 journées avec 40 000 tâches à faire chaque heure. C’est avoir une visibilité d’ensemble sur le projet musical. « Où est-ce que je veux emmener ma musique ? » ; « Qu’est-ce que je vais réaliser cette année avec mon groupe pou que je sois satisfait ? »

 

Si vous avez besoin d’une oreille attentive, contactez-nous :)

 

Nicolas

Ziker